Archive for février 2012

Daran: entrevue nationaliste

28 février 2012

Le dernier Daran remonte déjà à 2007 avec «Le petit peuple du bitume», un album magnifique de rock fiévreux, planant comme un vieux Pink Floyd, sombre et tranchant. Un disque difficile d’accès, mais capiteux.

Depuis, Daran a offert une compil qui accompagnait la bédé «Couvert de poussière» de Michel Alzéal, un stupéfiant projet poignant (le bédéiste reprenait des extraits des paroles de chansons du chanteur pour créer une histoire originale). Sans oublier une bande originale de film qu’on n’a pas vu passer de ce côté-ci de l’Atlantique.

Pour son septième opus de chansons nouvelles, le Français a décidé de les enregistrer au Québec, sa nouvelle terre d’adoption, avec trois musiciens du crû. C’est rock, ça frappe fort, c’est presque toujours réussi, à part les agaçantes «La machine» et «Une caresse une claque». Un très bon opus, à ranger parmi ses meilleurs.

Il porte un joli titre : «L’homme dont les bras sont des branches» (abrégé en HDBB). Il sort en format normal, une pochette cartonnée (ou un «digipack» si vous préférez causer frenchy) avec un livret dessiné plutôt copieux.

Il existe aussi une version dite deluxe qui prend parfois des allures de journal de la création d’un disque. Un beau livre de 72 pages avec des photographies à Montréal, en tournée ainsi que des témoignages d’Éric Goulet, Pierre-Yves Lebert, Moran ou Yann Perreau qui nous parlent de Daran. Le CD est optionnel : on le glisse à l’intérieur du bouquin. Comme l’édition de luxe ne contient pas les paroles des chansons ni les dessins du livret, il vaut mieux se procurer l’album en format cartonné et acheter le livre séparément, sans CD. On pourra par contre regretter le nombre de fautes d’orthographe au fil des pages du livre.

Plutôt que d’aller une troisième fois à la rencontre du sympathique chanteur, on a préféré lui envoyer des questions par courriel.

Q : Ton départ de la France correspond-t-il avec une certaine routine, un confort qui s’étaient installés? Envie de rajeunir de 25 ans en recommençant à Montréal? Et pourquoi le Québec plutôt qu’un autre pays (le Canada par exemple)?

R : J’ai toujours pensé qu’en tant qu’artiste, mon plus grand ennemi était l’habitude, la routine, voire l’expérience. J’acquiers de l’expérience malgré moi mais j’essaye de l’utiliser avec précaution. Si je ne m’appuyais que sur elle, j’aurais peur de tuer mon regard d’enfant si nécessaire à la créativité. J’ai donc décidé de provoquer du mouvement, de la mise en danger.
Et pour que cette redistribution des cartes ne doive pas tout au hasard, le Québec avec qui je partage tellement de choses depuis si longtemps m’est apparu comme une destination évidente.
C’est une idée que je mûris depuis très longtemps.

Récemment, un certain nombre de conditions ajoutées à ma lassitude vis-à-vis d’une certaine forme de morosité ambiante qui règne en Europe ont rendu la chose possible. J’ai franchi le pas aussi pour ne surtout pas me retrouver à vivre avec le regret de ne pas avoir eu le courage de le faire. :o)

Q : Comment as-tu choisi tes nouveaux musiciens et ton studio d’enregistrement?

R : En arrivant au Québec, je me suis attelé à monter un nouveau band. Pour cela, j’ai parcouru beaucoup d’endroits où ça jouait, histoire de respirer un peu le renouveau musical montréalais.
C’est lors d’un cinq à sept que j’ai croisé la route d’André Papanicolaou (guitariste). En allant le revoir jouer au Vert bouteille (où il accompagnait Éric Goulet, un vieux copain), j’ai fait la connaissance de Marc Chartrain, le batteur.

Quand on s’est mis d’accord pour jouer ensemble, il ne nous manquait plus qu’un bassiste, et c’est tout naturellement que Marc a proposé son frère Guillaume pour le poste.

Q : Tes chansons ont été composées en France, mais elles ont été créées sur les scènes du Québec. Comment ont-elles évolué jusqu’à leur version finale du disque? Liberté totale à tes musiciens de les triturer?

R : Quand j’ai vu la qualité des musiciens qui m’entouraient, j’ai en quelque sorte «désarrangé» mes démos qui étaient assez évoluées pour remettre tout sous forme de guitare / voix. C’est ce matériel qui nous a servi de base pour fabriquer les arrangements en laissant une grande place à leurs idées et à leurs textures sonores. Les morceaux sont partis sur scène pour une quarantaine de concerts avant d’être enregistrés. Ils y ont acquis cette patine que seul le live peut apporter.

J’ai choisi (pour répondre à la fin de la question précédente) le studio Masterkut  parce qu’il permet d’enregistrer un band au complet dans la même pièce un peu dans les conditions du live, justement. En plus, c’est un endroit chaleureux où l’on se sent rapidement comme à la maison!

Q : Ne sort-on pas un peu du climat très sombre du disque «Le petit peuple du bitume»? Besoin d’air?

R : Je dirais qu’il y a quand même beaucoup de climats qui pourraient avoir une filiation directe avec «Le petit peuple du bitume», mais le retour à un format plus «chanson» amène probablement un peu plus d’air à l’ensemble.

Q : On retrouve encore une fois, parmi les paroliers, Miossec et surtout Pierre-Yves Lebert. Par contre, à ma connaissance, c’est la première fois que tu fais appel au chanteur et auteur Jérôme Attal? Comment l’as-tu rencontré? Pourquoi lui?

R : C’est quelqu’un que je connais depuis longtemps. J’ai déjà travaillé avec lui par le passé, mais sur d’autres projets. C’est effectivement la première fois qu’il oeuvre sur un de mes albums. J’ai simplement accroché sur le texte de «Kennedy» et quand je l’ai vu passer, je me le suis mis de côté!  :o)

Q : Pour ton prochain album, envisages-tu d’écrire des chansons avec des auteurs québécois? As-tu des noms en tête?

R : Je n’ai absolument aucun plan de vol pour un prochain album. Je vais laisser la vie m’apporter son lot de surprises…

Q : Tu avais fait quelques spectacles en compagnie du bédéiste Michel Alzéal. Au Québec, mais aussi en France, non? Est-ce une expérience que tu aimerais
reprendre? Peut-être avec un dessinateur québécois cette fois?

R : Des concerts dessinés qui ont laissé de beaux souvenirs puisqu’il arrive qu’on m’en redemande encore aujourd’hui. C’était très agréable à faire et je ne suis pas opposé à renouveler l’expérience mais, pour les prochains mois, je vais d’abord accomplir tout le travail que m’amène mon nouvel album et les tournées qui arrivent avec les boys!

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Daran, L’homme dont les bras sont des branches
http://www.daran.ca

 

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Chercher noise, trouver la beauté

23 février 2012

Depuis quelques mois, une rumeur circule sur Internet: le nouveau projet de Domlebo, ex-batteur des Cowboys Fringants et mélomane fou, serait prometteur. Original, assurément. Ça s’appelle «Chercher noise», comme en France pour chercher querelle ou, peut-être dans la langue de Beck, chercher à faire du bruit.

Un vidéo de quelques minutes circulait, pour y goûter. Filmé pendant l’enregistrement. Et là, on découvrait un nouvel artiste, plus lyrique, plus sérieux, qui faisait vibrer l’amateur de chansons adultes avec quelques mots chantés probablement les yeux fermés.

Aujourd’hui que sort la bande originale de ce projet, en attendant le film qui vient avec en mars, on a envie de dire qu’en cherchant noise, Domlebo et ses potes ont trouvé la beauté.

On lui a soumis quelques questions par écrit, en lui suggérant de ne point trop sacrer, en espérant qu’il soit le plus concis possible – sachant l’homme affable et bavard. Va-t-il réussir?

Q: Pourquoi avoir quitté Les Cowboys Fringants en plein succès?

R: Ma réponse officielle, pas trop méchante et qui en même temps laisse place à toutes les interprétations, c’est: pour un paquet de bonnes raisons.

Succès ou non. C’est sûr que quand tu joues toute l’année, que tu peux voyager, que partout où tu passes les gens t’aiment, chantent tes chansons et veulent être tes amis, ça devient une décision moins facile à prendre.

Q: Ton premier cd, «Grand naïf», rapatriait de vieilles chansons que tu avais écrites au fil des années. Avais-tu essayé de placer ces morceaux au sein du groupe? Pourquoi vouloir tout faire en solo?

R: Triple question, triple réponse.

Grand naïf, mon premier cd, comme tu dis, rapatriait effectivement de vielles chansons ainsi que des trucs créés dans les mois précédents.

Je te dirais qu’à part la dernière pièce («Où irons-nous?»), aucune des chansons n’a été écrite pour les Cowboys ou aurait pu selon moi avoir été présentée au groupe.

Pourquoi solo? Je savais qu’au départ j’avais besoin de faire un bout de chemin tout seul, sans trop savoir à partir de quelle étape j’allais commencer à frapper aux portes.

Je n’étais pas sûr de pouvoir jouer toutes les pistes d’instrument et ça a donné ce que ça a donné.

Le déclic de confier le mixage et le matriçage à Ghislain Luc Lavigne s’est fait tout seul à un certain moment donné.

(j’espère que tu trouves mes réponses suffisamment beaucoup trop longues!)

Q: Dans le livret de ce premier opus solo, tu parles déjà que le prochain s’appellera «Chercher noise» et sera radicalement différent. Tu étais déjà passé à autre chose? Pourrait-on dire que «Grand naïf» était un témoignage du passé mais que c’est surtout l’avenir qui t’intéressait?

R: Non. Je n’étais pas passé à autre chose. Je devais rendre public l’album, le fait que ce soit devenu un auteur-compositeur-interprète en développement et défendre les chansons sur scène. Grand naïf témoigne d’où j’étais à ce moment-là et comme on dit, le premier disque prend 10 ans à faire. C’est normal que toutes sortes de plus ou moins vielles affaires aient besoin d’y trouver leur place.

Q: Qu’est-ce que «Chercher noise» exactement? En quoi est-il différent du Domlebo qu’on a connu? Pourquoi demander à Dany Placard pour la réalisation du disque?

R: C’est un film au lieu d’un disque. C’est l’œuvre (les enregistrements de 10 nouvelles chansons) et le documentaire sur l’œuvre (1 an de travail a été documenté).
Le domlebo qui a écrit les chansons, qui les chante et qui a organisé l’ensemble de ce projet complètement démesuré, s’est amélioré de façon globale au point de vue artistique et technique.
Pourquoi Dany Placard?
Parce qu’il m’a dit que ça devait être lui qui devait le faire.
Probablement parce que nous semblons être aux antipodes au niveau musical et qu’en même temps, nous nous estimons profondément.

Q: Les collaborations sont nombreuses dans cette nouvelle aventure. Es-tu allé piocher uniquement dans les gens autour de toi ou as-tu tenté d’agrandir ton cercle?

R: J’entends les gens dire que je connais tout le monde, ok, un peu.
Je suis entré aussi en contact avec beaucoup de gens que je n’avais jamais rencontrés.
Il y a une histoire différente pour chacun des 37 artistes qui ont participé.

Q: Peux-tu nous dire quelques mots sur le choix de Yellowtable pour réaliser le film? Comment ça s’est passé?

Un peu comme pour Dany Placard.
Je devais rencontrer au moins deux autres réalisateurs en haut de ma liste.
Ce sont eux qui avaient fait le clip pour la chanson «On choke» sur mon premier recueil de chansons.
Mon «pitch» de 15 minutes à yellowtable (Daniel Robillard et Stéphan Doe) est devenu une première rencontre de production de 4 heures!
Ils ne m’ont pas donné le choix: ils se sont approprié le projet tout de suite.
Ça fait maintenant 15 mois qu’on travaille là-dessus ensemble…

Q: La diffusion de cette œuvre sera assez particulière, je crois. Tu offres d’abord en téléchargement la bande sonore. Les gens peuvent donner le prix qu’ils souhaitent pour financer le film. Est-ce un constat que les systèmes de diffusion traditionnels sont agonisants?

R: C’est un mélange unique de «on met ça en ligne», de Kickstarter mais après coup et de «nomme ton prix».
Je ne parlerais pas d’agonie. Les systèmes de diffusion traditionnels ne sont déjà vraiment plus tout seul.
Il y a différents modèles et moyens pour différentes propositions artistiques et différents publics.
Tu y vas avec ce qui te ressemble et tu fonces!

Q: Que penses-tu du téléchargement illégal? Ça aide les artistes ou ça leur nuit?

R: Je vais te dire ce qui est illégal: faire beaucoup beaucoup d’argent avec l’art et se laver les mains de distribuer la part qui devrait revenir aux artistes.

Q: Et sinon, la vie est belle à l’aube d’un projet si original?

R: La vie est «crissement» belle, si tu me permets de sacrer.

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Pour écouter, découvrir, acheter ou en savoir plus sur ce projet de Domlebo, consultez le site officiel.

Élisa, Élisa

15 février 2012

pochette 2000

La très grande auteure-compositrice-interprète Élisa Point lançait cette semaine en France un nouvel album, cette fois-ci en duo avec le jeune chanteur pop Léonard Lasry, «L’exception».

En 2000, mademoiselle Point avait publié une pure merveille, «La panoplie des heures heureuses», à ranger dans la discothèque idéale.

Élisa, c’est la femme derrière le disque «Comm’ si la terre penchait» de Christophe. Non seulement elle y a écrit quelques textes mais elle a également beaucoup participé à sa conception, pratiquement comme co-réalisatrice (c’est ce que nous apprend la bio du chanteur signée Henry Chartier).

C’est une chanteuse à la toute petite voix, qui murmure des textes délicats, littéraires, souvent mélancoliques ou finement humoristiques. Si elle n’était pas si jeune (la mi-cinquantaine environ), on pourrait dire qu’Élisa Point est l’ancêtre de Clarika.

Le seul problème, si on peut dire, c’est qu’elle est un peu trop prolifique. En 10 ans, elle a multiplié les enregistrements: simples, doubles, triples et même un coffret de cinq cd d’un seul coup! Toujours des chansons inédites…

Musicalement, ça pouvait devenir un peu linéaire. Mais en 2009, elle a formé un duo avec Fabrice Ravel-Chapuis et produit un disque sous le nom de Désolé. C’est devenu plus pop, plus léger. Et ces envolées musicales lui faisaient le plus grand bien.

Elle remet ça aujourd’hui avec Léonard Lasry. Et une première écoute laisse croire que c’est très réussi.

L’envie de la retrouver revient. Et celle, également, de mieux connaître son jeune compagnon créatif.

Clip de leur chanson «Libre»

Élisa et Léonard étaient dans les studios de «Sous les étoiles exactement» de France Inter cette nuit. On peut l’écouter sur le site ou télécharger le podcast. Belle complicité, bonne émission.

Les artistes, ces bêtes curieuses

13 février 2012

Il y a des décennies, Jean-Pierre Ferland avait écrit la chanson «Les journalistes» que j’ai toujours aimée malgré les clichés qu’elle véhicule.

Certains journalistes sont effectivement vendus ou complaisants, de mauvaise foi flagrante. Si vous saviez, simple lecteur, les magouilles qui se trament là-dedans, le copinage, ça fait peur. Les amitiés entre plumitifs et artistes expliquent bien des choses, des critiques trop molles. Quand vous lisez une énormité sur une jeune artiste nunuche (par exemple qu’elle a du talent, mettons), eh bien sachez que le gars qui écrit ça sort avec l’amie de l’artiste en question. Que le gars travaille dans ce journal parce que son cousin l’a fait rentrer… C’est comme ça que ça marche.

Le journalisme est un milieu cadenassé. De nos jours, impossible d’y entrer par une porte à peu près normale tellement les places sont rares pour le nombre de candidats. Naturellement, ça ne signifie pas que tous les journalistes pistonnés n’y ont pas leur place, mais certains ne sont pas du tout qualifiés pour le poste qu’ils occupent.

Bref. Mais souvent, la presse culturelle, pour ne prendre qu’un exemple, est menée par des gens passionnés, ouverts, curieux, qui aiment la culture plus que tout au monde. Et elle est dévouée. C’est un métier ingrat, il faut donc souligner le travail de ces gens qui se donnent à fond pour couvrir la culture – avec plus ou moins de réussite, mais ça c’est une autre histoire.

Ce long préambule pour parler… des artistes. Je suis toujours sidéré par le comportement de plusieurs d’entre eux. Je ne vous cacherai pas que je connais personnellement pas mal de gens qui écrivent ou qui chantent. À se demander s’il existe encore des non-artistes dans ce pays…

Certains artistes donc se plaignent. Ils se plaignent que les médias ne parlent pas assez d’eux mais… ils ne lisent pas les journaux eux-mêmes sauf quand on parle de leur petite personne. Narcissiques vous dites?

Ces artistes se lamentent qu’ils ne vendent pas d’albums, mais eux-mêmes n’achètent presque jamais de disques.

-Bouh hou, mes confrères n’écoutent pas mon travail, le grand public n’est pas curieux!

-Oui, mais toi qui chantes en français, tu as acheté des disques cette année?

-Bien sûr: les rééditions de Pink Floyd et de Nirvana et le dernier Sufjan Stevens.

Je parierais que s’ils n’étaient pas eux-mêmes, ces artistes n’achèteraient pas leurs propres disques.

Mais ils se plaignent. Bou hou, les journalistes sont des chiens, le public, des bornés qui ne s’intéressent qu’à leurs souvenirs, qui n’aiment pas découvrir de nouvelles choses!

S’ils observaient un peu leur propre comportement, ils changeraient (peut-être) de discours.

Les journalistes sont souvent plus aventuriers et curieux que les gens qui se targuent d’œuvrer dans la création mais qui finalement aiment surtout s’admirer le nombril.

Julien Clerc s’offre l’OSM

11 février 2012

Quelques noms ont déjà été dévoilés de la programmation des prochaines Francofolies de  Montréal qui se tiendront en juin. Entre ceux qu’on a trop vus (Cali*, Fersen) et ceux qu’on n’a pas spécialement envie de voir (Hugues Aufray, Murat, Zaz), il y a Julien Clerc.

Clerc a le chic de bien vieillir, d’offrir encore de bons albums («Où s’en vont les avions?» en 1998 était un très bon cru). Son dernier, paru l’an passé, s’appelle «Fou, peut-être» et est assez agréable.

Le chanteur est en tournée en France actuellement avec un orchestre symphonique.

Chez nous, ce sera une partie (combien?) de l’Orchestre symphonique de Montréal qui l’accompagnera!

Voici qui est fort prometteur.

Une critique parue cette semaine dans Le Figaro laisse croire que ce spectacle est une réussite.

Julien Clerc et l’OSM, le 16 juin 2012 à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts.

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* Cali, encore au Québec? Il a beau cette fois-ci être en duo avec le pianiste Steve Nieve, on aurait préféré plus d’imagination de la part des Francos. Ce qui rappelle que Nieve a déjà magnifiquement accompagné Alain Chamfort sur scène et que, lui, ça fait une éternité qu’on ne l’a pas vu… Chamfort va publier bientôt un album de duos, mais juste avant, il avait sorti le magistral «Une vie Saint Laurent» (2010)…


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