Gilbert Laffaille: prélude à un entretien

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Préambule à l’entretien que m’accordera l’auteur-compositeur-interprète français Gilbert Laffaille pour son nouvel opus, Le jour et la nuit. Rendez-vous en septembre.

Il est difficile d’écrire sur Gilbert Laffaille. Tant d’autres ont  chanté ses louanges: le grand historien de la chanson française Claude Duneton, l’écrivain Philippe Delerm, plusieurs journalistes, un public fervent. Et ce, depuis ses débuts en 1977 avec son morceau fétiche, Le président et l’éléphant, une charge contre le président français de l’époque, chasseur en Afrique dans ses loisirs.  C’était féroce, subtilement troussé, sans lourdeur. Une patte était née.

Difficile de raconter Laffaille sans utiliser la première personne du singulier, et on me pardonnera de faire une exception pour lui. Mais s’il est une œuvre chansonnière exceptionnelle, c’est bien la sienne. Tentative de rapiécer ma mémoire…

En 1997, j’avais vingt-deux ans. J’avais tellement aimé les chansons de Gilbert Laffaille (probablement découvertes grâce aux cd Tout m’étonne et Ici) que j’avais décidé de lui écrire une lettre. À la main! Avec ma calligraphie plus qu’approximative (j’aurais dû faire médecin)… De l’autre côté de l’Atlantique, l’artiste m’avait répondu : très sympathique, généreux, disponible. Et moqueur. Comme je lui confiais mon âge, il m’avait dit en substance : «Vous faites mal vos « 2 ». Ainsi je n’ai pas compris si vous avez 92 ans ou 22, je suis perplexe.» J’ai éclaté de rire. Le chanteur a de l’humour, l’homme aussi.

Deux ans plus tard, j’ai pris l’avion pour la France afin – entre autres – d’assister au festival de chanson de Montauban, Alors chante! Trois spectacles me tenaient particulièrement à cœur : Les Hurleurs en première partie de Thiéfaine, Michèle Bernard et, bien sûr, Laffaille. J’ai eu l’occasion d’échanger avec lui quelques mots pendant les festivités, mais comme il était plutôt pris par ses activités professionnelles, j’ai davantage parlé avec sa femme Josiane qui s’occupait de la carrière de son mari avec dévouement et enthousiasme, deux qualificatifs qui collent parfaitement aux amateurs de ses chansons.

Nous étions en 1999, il venait de lancer un nouvel opus magnifique, La tête ailleurs, un de ses meilleurs en carrière. Tellement bon, en fait, qu’à peine paru, j’avais déjà hâte au suivant… Impatience de découvrir en permanence des chansons fraîches de sa plume. Car aussi vaste et vieille que soit la chanson française, il n’y a pas un seul artiste qui lui ressemble. On ne peut le confondre avec personne.

Finalement, les nouvelles chansons de Laffaille auront mis 14 ans à paraître. Elles sortent en octobre. Pendant ces longues années de disette, l’homme a vécu des maladies, des drames personnels. L’artiste a réenregistré en différentes formules ses vieux titres (public, studio, arrangés ou piano-voix), a participé à des hommages à Allain Leprest ou Julos Beaucarne… À peine quelques chansons inédites pour lui-même, Véronique Pestel, Francesca Solleville, Gérard Pierron…

Il était grand temps qu’il revienne avec un opus personnel.

En attendant notre entretien, vous pouvez lire celui qu’il a accordé en mars 2011 au webzine Vapeur Mauve où il revient sur sa carrière, ses apprentissages entre Bob Dylan et la chanson française. Le pdf est consultable ici. On peut aussi le télécharger sur cette page.

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