Posts Tagged ‘Technikart’

Trop nuls, on ne vous en parle pas (4)

4 décembre 2011

Rubrique piquée à Technikart, voici la quatrième édition.

Trop nuls, on ne vous en parle pas (4)

1) Coeur de Pirate, Blonde

2) Thomas Dutronc, Silence on tourne, on tourne en rond

3) Jean-Louis Murat, Grand lièvre*

* Je parle de la version simple CD. Existe aussi avec un disque supplémentaire qui reprend de ses plus vieilles chansons en spectacle. Peut-être est-ce moins nul?

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Trop nuls, on ne vous en parle pas (3)

7 octobre 2011

On poursuit la rubrique «Trop nuls, on ne vous en parle pas» volée à Technikart… Troisième édition.

-Album de Marc Déry, Numéro 4

-Festival Coup de cœur francophone édition 2011

-Livre de Véronique Sauger, Portraits croisés : Francesca Solleville / Allain Leprest

 

Trop nuls, on ne vous en parle pas (2)

24 août 2011

Le magazine français Technikart vient de sortir une nouvelle formule avec toujours autant de jolis mots empruntés à Molière: La life, La story, etc. On applaudit. Il pique même au Québec (vive Internet qui permet la transmission de notre belle culture) «checker»…

Hélas, il abandonne du même coup sa rubrique «Trop nuls, on ne vous en parle pas». C’est donc sans vergogne que j’en publie une version personnelle, pour la deuxième fois.

Trop nuls, on ne vous en parle pas (2)

-la version soi-disant augmentée de la biographie de Maxime Le Forestier, Né quelque part (2011)

-Stefie Shock, La mécanique de l’amour

Je hais les jeunes filles

13 août 2011

«Je hais les jeunes filles», c’est une anthologie du magazine féminin français 20 ans publiée récemment aux Éditions rue Fromentin, confectionnée par Marie Barbier.

Mais attention, il s’agit essentiellement de sa période 1992-2003 dirigée par la rédactrice en chef Isabelle Chazot. Sa grande époque, paraît-il. Bénie. Les ventes montaient en flèche. Les lecteurs et collaborateurs semblaient vénérer ce 20 ans-là, tant il est vrai qu’un changement d’équipe ou de propriétaire peut vous saper un journal, le traîner vers le bas, le plus populaire, le moins critique…

Pour ce 20 ans-là, on parle d’irrévérence, de non conformisme, d’humour. Sur la couverture, on donne un aperçu des sujets traités et ils sont fort alléchants. Extraits choisis:

(1993) Êtes-vous frigide? – Vivre grosse – Peut-on violer un mec et comment

(1994) Moche et sexy, ceux qui préfèrent les vilaines

(1995) 50 raisons de ne pas suivre des cours de théâtre – Êtes-vous une petite vicieuse?

(1996) 40 plans minables pour garder un mec

Vaste programme. Le ton est là, la dérision, omniprésente. Enfin un style qui plaira à ceux qui ne lisent pas la presse féminine.

Or, la déception guette. Ce serait trop beau. D’abord, pratiquement aucun des articles cités en couverture ne sont repris dans le livre! Et comme il n’y a pas de table des matières, on ne peut s’en rendre compte qu’en le lisant. Seule environ la moitié des 241 pages reprend des textes du 20 ans d’époque. Le reste est consacré à l’histoire de la revue, aux témoignages des collaborateurs ou lecteurs. Des plumes connues ont écrit dans le magazine: Alain Soral, Simon Liberati. On a tendu le micro très tôt à Michel Houellebecq, à Bertrand Burgalat.

Ça laisse sur notre faim. On nous raconte longuement à quel point ce journal était formidable, mais les articles qu’on nous donne comme preuves n’arrivent pas souvent à convaincre. On se sent floué.

Enfin, je parle pour ceux qui, comme moi, ne connaissaient pas 20 ans et voulaient utiliser ce livre comme séance de rattrapage. Trop de blabla, pas assez d’articles reproduits.

C’est dommage car certains textes sont tout de même très bons. On y trouve une entrevue hilarante avec le comédien Albert Dupontel, qui semble consterné par la bêtise (volontaire) des questions qu’on lui pose. C’est ainsi que l’on se rend compte que Technikart n’a rien inventé avec sa rubrique «Une interview mal préparée donne toujours un mauvais papier».

Un des sommets de cette anthologie est une chronique de Diastème (devenu depuis écrivain aussi, comme Liberati) de 2002 intitulée «Zéro Trois».

On referme ce bouquin avec l’impression que 20 ans avait effectivement une démarche originale, contestataire (contre la surconsommation, la pensée molle, le conformisme), bellement et joyeusement féministe.

C’était salutaire. Ça le serait encore. À quand une nouvelle anthologie, plus copieuse, pour le prouver?

Trop nuls, on ne vous en parle pas (1)

21 juillet 2011

Connaissez-vous le magazine français Technikart?

J’aime bien. Ils ont des journalistes très doués, des sujets intéressants, un ton décalé, de l’humour.

Bien sûr, leur vocabulaire branchouille (bourré d’anglais et d’anglicismes) exaspère (même les pubs sont souvent en anglais avec la traduction en bas de page, faut le faire!), bien sûr leur sélection musicale m’indiffère, mais sinon… C’est baveux et frais. Moqueur et savoureux, si vous préférez. Juste sur l’image choisie, ça donne une idée: Jack is back!; La folie du revival; 30 people crachent sur leur série préférée…

Le journaliste musical reçoit deux kilos d’albums par semaine. Parfois, des choses très nulles qu’il est à peu près inutile de commenter plus longuement. Surtout qu’on manque toujours de place pour parler des bons artistes.

À Technikart, il y a une rubrique que j’envie depuis longtemps. Dans le sommaire de la section culturelle, on y trouve: «Trop nuls, on ne vous en parle pas»: les films, les séries, la musique, les livres, etc.

Je lui pique dès maintenant cette rubrique. Elle sera régulière sur ce blogue. Les nullités sont inépuisables.

La chose difficile sera de faire comme eux: de ne pas ajouter de commentaires. Juste les noms. Aargh… je peine déjà. Mais voici:

Trop nuls, on ne vous en parle pas 

-Hommage à Alain Bashung: Tels Alain Bashung

-Hommage à Jacno: Jacno future

-Hommage à Maxime Le Forestier: La maison bleue


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