Posts Tagged ‘Pierre Flynn’

Traversières

27 avril 2020

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Au coeur de ce quatrième disque de l’Acadienne Sandra Le Couteur, il y a toujours la pureté de la voix, qui en fait une alliée des grandes dames de la chanson française des années 50 et 60. Ces chansons traversières, elles se baladent sans souci des modes. Des textes poétiques, des mélodies que l’on fredonnera.

Éric Goulet revient dans le rôle du réalisateur, et c’est peut-être sa réalisation pour autrui la plus réussie en carrière. On savoure piano, guitare, violon, mandoline, l’enveloppe acoustique et douce. Quelques paroles sont signées Valéry Robichaud et la très belle couverture par Alexandre Robichaud, les deux fils de Sandra. D’ailleurs, notons au passage, car c’est important, la qualité de l’emballage cartonné du cd: joli, avec des paroles reproduites lisiblement.

Gilles Bélanger est toujours là. Pierre Flynn a composé la musique de Chanson de bord de mer. Luc de Larochellière fait son entrée. On découvre également d’autres auteurs ou compositeurs de talent. Il faudrait tous les citer. Dans cet album, tout est au service de la chanson. Celle qui est essentielle, et que Sandra Le Couteur continue de perpétuer depuis «La demoiselle du traversier», son premier opus paru en 2005.

Qu’elle en soit chaleureusement remerciée ici.

Plus de détails sur son parcours dans le billet que je lui avais consacré en 2015.

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Le distributeur officiel de ses cd se retrouve à cette adresse.

 

Nouvelles vibrations

10 février 2016

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Entrevue réalisée pour le mensuel L’entracte (mars 2016).

La visite de Pierre Flynn en nos terres donne l’occasion de revenir avec lui sur sa carrière. Artiste friand de collaborations, on l’a vu aux côtés des 12 hommes rapaillés de Gaston Miron et s’est entouré notamment de Louis-Jean Cormier pour enregistrer son nouvel album, paru l’an dernier.

Dans les années 70, où Led Zeppelin avait la cote, Flynn était le meneur du groupe de rock progressif Octobre. Vingt-cinq ans plus tard, il donne avec «Mirador» (2001) dans le courant électro-pop que chérissent au même moment des artistes comme Marc Déry ou Daniel Bélanger, collègues chez Audiogram. Pour le très bon nouvel opus («Sur la terre»), c’est à Philippe Brault et Éric Goulet que Flynn a confié les clefs de la réalisation: «J’avais commencé le projet avec Louis-Jean Cormier, mais il a dû quitter car il était débordé par tout ce qui lui arrivait. On a gardé pas mal de choses qu’on avait faites ensemble. J’avais beaucoup aimé ce que Brault et Goulet avaient réalisé sur l’album « Jour de chance » de Sylvie Paquette. Je voulais essayer de travailler en équipe pour cet album personnel, que j’espérais cohérent et honnête.»

On le devine entre les lignes de l’entrevue, il a fallu à Flynn lâcher un peu de lest, se laisser aller: «À l’époque d’Octobre, j’étais le compositeur et l’auteur des morceaux, mais une chanson pouvait beaucoup être transformée quand on la montait ensemble. Les arrangements, l’approche, la couleur, étaient d’Octobre. Pour « Sur la terre », j’ai essayé d’ouvrir plus largement la porte aux idées de mes collaborateurs, car je peux être assez control freak, avoue-t-il en riant nerveusement… Quand on demande à Louis-Jean, Philippe, ou Éric de venir jouer dans nos bébittes, il faut leur laisser un peu d’air, de liberté.»…

Le chanteur a laissé passer quartoze ans entre ses deux derniers cd originaux. Entre les deux, il avait fait paraître un disque en public, dépouillé, «Vol solo», où le piano avait presque toute la place. D’ailleurs, Flynn est indéniablement associé aux claviers. C’est donc une agréable surprise quand on entend, tout au long de «Sur la terre», toutes ces guitares, un son plus pop-rock qui rappellent judicieusement Louis-Jean Cormier. On ne sera d’ailleurs pas étonné que Cormier signe une partie des arrangements en plus de jouer de la guitare sur plusieurs titres: «Comme ça faisait plusieurs années que je n’avais pas fait un album de nouvelles chansons, je n’avais pas la prétention de tout savoir dans l’art de faire des disques en 2015. J’avais le besoin et le goût d’avoir des challenges et de recevoir certains cadeaux de la part de mes collaborateurs. Même si certains me trouvent impossible, je pense qu’on a réussi à ouvrir les portes et à rester ouverts les uns face aux autres. »

Pour cette tournée, Flynn a fait appel à Michel Faubert pour la mise en scène. Sur scène, ils seront quatre à jouer presque toutes les chansons du nouvel album. Mais il pense déjà à la suite, il espère ne pas mettre aussi longtemps avant de sortir du matériel neuf: «Je pense avoir débloqué des choses. Je commence tranquillement à repartir à la recherche de nouvelles vibrations.»

Francis Hébert

 


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