Albin de la Simone, l’art des rencontres

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© Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com

J’ai réalisé récemment un entretien avec Albin de la Simone pour le mensuel de Saint-Jean-sur-Richelieu (dont les habitants sont les Johannais) l’Entracte (édition de novembre 2014). Le voici en rediffusion:

Albin de la Simone est un des nouveaux chanteurs français les plus originaux et excitants des dix dernières années. Sur les planches johannaises, ses chansons tendres et fantasques ont toutes les chances de séduire les amateurs de textes forts, de musique entraînante ou mélodieuse. Profitons-en !

C’est son vrai nom, Albin de la Simone, on le croirait inventé tellement il sonne juste pour l’artiste élégant, raffiné et ironique qu’il nous présente depuis une décennie. On ne croirait pas, à le voir si juvénile, qu’il frôle la mi- quarantaine.

Au bout du fil, le Français raconte comment son parcours de musicien accompagnateur l’a conduit à prendre lui-même le micro : «Au départ, j’étais musicien de jazz, je pensais que c’était un langage dans lequel j’allais m’épanouir. Mais je n’étais pas heureux. Après avoir rencontré Mathieu Boogaerts et M, des gens qui ont mon âge et qui font des chansons, je me suis rendu compte que c’était une discipline qui m’attirait. Je me suis mis à en écrire une, puis deux… J’étais en tournée avec Souchon, je lui ai fait écouter, il m’a encouragé.» Suivent le premier disque, les premières scènes. Une certaine portion d’amateurs l’a tout de suite remarqué, voire adopté, un peu comme un petit frère de Thomas Fersen, avec ses chansons ludiques et un sens réjouissant de l’autodérision.

Son parcours redémarre ainsi, passé trente ans, mais malgré le plaisir de chanter ses propres œuvres, on retrouvera toujours Albin dans des projets parallèles, des soirées thématiques, de la réalisation et des arrangements pour des confrères. Outre Souchon, il a collaboré avec Stéphanie Lapointe, Vanessa Paradis, Pierre Lapointe ou Miossec: «Je crois que je ne pourrais pas n’être que chanteur. Dans le meilleur des cas, j’écris dix ou douze chansons tous les trois/quatre ans. Le musicien que je suis a besoin d’être nourri plus que ça. Travailler avec d’autres, ça étanche ma soif de musiques, ça m’apprend plein de choses. Ça me fait vivre des expériences qui ne tournent pas autour de moi. Ce sont des projets éphémères mais intenses.»

En 2013, dix ans après son premier opus, de la Simone publiait son quatrième cd, le très réussi «Un homme», plus sobre, aux contours plus acoustiques. À coup sûr un des plus grands disques francophones de l’année. Plus le temps passe, plus il peine pour enrichir son répertoire : «C’est plus difficile d’avoir de nouvelles chansons, mais est-ce que c’est parce que je suis plus exigeant, plus vieux ? C’est plus dur d’écrire, je cherche plus profond.»

Albin de la Simone est un habitué du Québec, depuis très longtemps. Pour cette tournée qui le mène à St-Jean, il sera entouré par des compagnons d’ici : «J’ai tellement d’amis musiciens québécois que c’est l’occasion pour moi de les retrouver, de jouer avec eux. Je serai donc accompagné par une violoniste et une violoncelliste.»

La soirée se veut prometteuse de sourires, de jeu, de frissons que savent provoquer ses chansons de haute tenue.

Francis Hébert

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