Maître Fiori

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Serge Fiori (crédit photo: 2 solitudes.com)

15 février 2013, Montréal. Le théâtre Outremont s’emplit pendant que les haut-parleurs diffusent du Ferland jaune, du Charlebois d’il y a quatre décennies.  Pendant l’entracte, on pourra y entendre du Beau Dommage et du Gilles Valiquette. Ne manquerait que l’encens et l’ambiance serait complète. Planté, le décor: ce sera une très bonne soirée nostalgique. Le groupe Premier Ciel présente son hommage officiel à Harmonium, approuvé par maître Fiori. Nombreux sont les spectateurs assez vieux pour avoir vu Harmonium il y a quarante ans et qui viennent se le remémorer. Mais plusieurs plus jeunes têtes aussi (dont la mienne), qui n’ont pas eu cette chance, viennent rattraper le coup.

Ici, on joue à être Harmonium, on est dans l’imitation. Les sept musiciens sont effacés, au service de la musique. Même Julie Valois, fille historique de Louis Valois et Monique Fauteux (membres de la formation originale) fait profil bas. Elle chantera de belle manière et avec discrétion la chanson interprétée jadis par sa mère: Le corridor. Émouvant.

Le groupe Premier Ciel est généreux (près de trois heures de musique, excluant la pause), talentueux et multiplie les efforts pour recréer le son originel: même les cris d’enfants du premier opus y sont reproduits avec une bande sonore, idem pour une intro instrumentale de L’heptade. Le chanteur, Mathieu Grégoire, se glisse à merveille dans la peau de Fiori, qu’il remerciera à la fin du spectacle pour toutes ses belles chansons – et en effet, c’est une des œuvres les plus importantes de tout le répertoire francophone des cinquante dernières années. Sensiblement la même voix, les mêmes intonations, mimiques et air ahuri que son idole. (Mais était-ce bien une distrayante gomme que Grégoire semblait mâcher entre deux chants? Et son blabla entre les morceaux, était-ce bien nécessaire?)

Dans la salle, nous jubilions sauf pendant le morceau Le premier ciel, beaucoup trop fort pour des oreilles humaines! La première partie était consacrée aux deux premiers albums pour se clore avec Viens danser de Fiori-Séguin. La seconde portion – outre quelques classiques comme Dixie et Un musicien parmi tant d’autres – à L’heptade. On regrettera l’absence de la chanson De la chambre au salon et de la plus puissante de toutes, L’exil.

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Premier Ciel remet ça ce 16 février à l’Outremont et en tournée au Québec.

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