Chansons de chevet

024359

Récemment, j’ai été contacté par l’auteur français Baptiste Vignol, spécialiste en chanson et polémiste à  ses heures (il a signé le pamphlet Cette chanson que la télé assassine). Pour un bouquin en préparation, il me demandait quelles étaient mes dix chansons de chevet.Voilà un jeu amusant et vicieux, surtout que je suis davantage un amateur d’albums plutôt que de morceaux isolés. Je préfère un disque cohérent, qui reflète une démarche artistique à un moment précis, même avec des chansons plus mineures, qu’une compil de grands succès pigés à gauche et à droite.

Par contre, grâce à la technologie du cd ou du mp3 (encore mieux) on peut aimer un album mais supprimer (ou sauter) les chansons qu’on n’aime pas. Ainsi, le premier disque solo de Louis-Jean Cormier, par exemple, j’en jette trois morceaux et je garde les autres bien au chaud dans mon iPod. Ou quand Renaud avait publié le double album Rouge sang, il fallait en supprimer environ le tiers pour obtenir une oeuvre qui continue d’être cohérente esthétiquement mais expurgée des déchets.

Je me suis donc cassé la tête pour arriver à une liste de dix chansons de chevet. De chevet? Je l’entends comme importantes d’un point de vue non pas historique mais personnel. Certaines pourraient être dites «mineures» comparativement à certains classiques des dernières décennies, mais je pense qu’il fallait choisir des choses qui font vraiment vibrer, et non pas qu’on admire objectivement mais parfois un peu froidement, avouons-le.

Dix, c’est peu. J’aurais pu en mettre 50. Pardon à celles qui ont été exclues, exercice crève-cœur: Gilbert Laffaille (La tête ailleurs), Christophe (Comm’ si la terre penchait), Jacques Brel (Les désespérés), Renaud (Oscar), Offenbach (Mes blues passent pus dans’ porte), Dominique A (Je suis une ville) ainsi qu’une deuxième d’Élisa Point (Pressés de nous revoir)…

Rien de Gainsbourg, pourtant un des mes artistes préférés. Il aurait fallu mettre des disques, pas des chansons.

Voici donc celles qui sont restées:

1) Jacques Bertin, Les chants des hommes (version en public de 1989)
2) Étienne Daho, Ouverture
3) Philippe B, Archipels
4) Jean-Roger Caussimon, Le funambule
5) Cookie Dingler, Femme libérée
6) Anne Sylvestre, Il s’appelait Richard
7) Pierre Bondu, Mieux que personne
8) Alain Souchon, Le dégoût
9) Élisa Point, Rome en Vespa
10) Alex Beaupain, Juste ces mots

Publicités

Étiquettes :

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :