Retour d’un classique québécois

 

Cette réédition du classique de Ferland, Soleil (1971), aurait dû être un événement important tant il s’agit d’un de ses meilleurs albums. Hélas, ça ne sera pas le cas, car les investissements financiers et artistiques n’ont pas été fournis.

En 2005, GSI avait ravi les mélomanes en soulignant avec la grandeur qu’il mérite le trente-cinquième anniversaire de Jaune. Un coffret proposait l’opus en deux CD et un DVD (remixes, relectures, etc.). Une affiche, des photos en format carte postale. Un objet magnifique. Il ne manquait qu’un livret pour raconter le contexte historique.

L’année suivante, nous attendions la suite. Soleil. Un excellent disque, qui doit beaucoup à son co-compositeur et orchestrateur, Paul Baillargeon. Baillargeon dirige également l’orchestre. Avez-vous entendu ces cordes? Elles font partie de la puissance des chansons. Vous rappelez-vous de «Sur la route 11»? Ces martèlements. Percussions de Pierre Béluse, congas de Michel «Toubabou» Séguin.

Finalement, GSI a dû céder les droits à Audiogram. Celle-ci a ressorti Jaune en version simple, sans boîtier.

Voici désormais Soleil qui fait sa réapparition dans les bacs, longtemps après la vieille version de GSI. D’ailleurs, faites gaffe, il reste encore des exemplaires en magasin, on les confond aisément.

À l’heure où on réédite luxueusement beaucoup de classiques de la musique des deux côtés de l’océan, avec des tas de bonus, comment est servi cette fois Soleil? À l’identique! Pas de pistes supplémentaires, pas de remixes et… un simple livret qui reproduit l’original. Le seul argument de vente, c’est que ça a été remastérisé, mais on ne dit même pas par qui!

C’est très décevant. On aurait pu ajouter un texte pour remettre le disque en contexte, mettre un DVD d’archives, un CD de bonus… avec des versions en public. J’ai parlé en 2010 à Paul Baillargeon, ce type est bourré d’énergie et d’envie de raconter, pourquoi ne pas lui avoir demandé un témoignage? Ça aurait été d’une incroyable richesse.

On est très heureux de retrouver cet album fraîchement nettoyé, qui sonne magnifiquement, mais on ne peut s’empêcher d’en vouloir plus.

On suggère à Audiogram de s’investir davantage si jamais elle ressort le très bon et méconnu Les vierges du Québec, du même Ferland (1974).

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