La discothèque idéale # 9

William Sheller, Sheller en solitaire (1991)

L’histoire qui mène à l’album Sheller en solitaire, superbe enregistrement public piano/voix, tient d’un fabuleux hasard.

À la fin des années 80, début des années 90, Sheller se balade en tournée avec son groupe de musiciens. Un jour, ceux-ci se retrouvent coincés aux douanes. Le chanteur doit assumer seul le spectacle du soir même.

Il y prend goût.

Un piano, sa voix, la liberté. Un répertoire d’une vingtaine d’années. Il chante ainsi, délicatement, ses perles indémodables : Nicolas; Symphoman; Basket-ball; Une chanson qui te ressemblerait; Genève; etc.

La finesse de l’écriture et du jeu de piano. Jamais un piano noir n’aura paru aussi léger. Des couplets à la fois littéraires et populaires.

Si Sheller excelle en version symphonique, avec un quatuor, c’est dans la nudité du piano/voix qu’il est le plus émouvant.

En prime, le chanteur étrenne un inédit : Un homme heureux. Un classique dès la première écoute. Et l’usure ne la gagne pas, quinze ans plus tard. À l’image de ce disque qui a donné à Vincent Delerm, entre autres, l’envie de se lancer dans la chanson.

(billet publié le 6 mai 2007)

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