C’est bien beau, les rééditions, les vieux chanteurs encore en vie, mais un peu de sang bouillant, ça vaut le coup aussi.
Le Français Alexandre Varlet a lancé son premier album, Naïf comme le couteau, en 1998. Personnellement, je crois me souvenir que je l’ai découvert pour son second, Dragueuse de fond (2003). La version française du magazine Rolling Stone avait publié, sur le CD promo qui accompagnait la revue, une chanson de Varlet : Parfume. Le genre de truc qui accroche tout de suite l’oreille, à la manière chez nous d’un Moran. Ça regorge de sensualité et de guitare acoustique.
Pour son troisième disque, j’écrivais ceci sur mon précédent blogue le 22 juin 2007 : «Après deux premiers albums plus folk, beaux mais un peu linéaires, voici que le jeune homme, dans son nouveau cd, se décide à se dévergonder un peu, à métisser ses somptueuses ballades impressionnistes de rock et de pop. Pour le meilleur. La fusion qu’il opère entre ces différents styles musicaux le mène ailleurs. Plus loin. Varlet casse sa propre routine et réveille des sources électriques en lui. Ça surprend et ça cogne dur. Sa voix, toujours sensuelle, s’épanouit. On sent qu’il s’éclate comme jamais – et nous itou. Ses chansons sont comme des mandarines: juteuses, nutritives. La nouvelle galette s’appelle Ciel de fête. Elle vient de sortir en France. Croisons les doigts pour qu’elle parvienne jusqu’à nous, au plus vite. Les amateurs de chanson française, de folk anglais et d’indie-rock devraient comme moi s’y régaler.»
Bien évidemment, Ciel de fête ne s’est jamais rendu jusqu’au Québec. Même en importation, je crois. L’époque n’était pas au téléchargement payant de mp3 qui, quoiqu’on en dise, permet aux internautes du monde entier de profiter en temps réel des nouveautés européennes (Antoine Loyer, De Calm, etc.).
Pour Soleil noir, le quatrième disque, Varlet a décidé de ne le sortir qu’en version vinyle (avec téléchargement gratuit des mp3 pour les acheteurs du 33 tours). Encore une fois, l’artiste nous offre de très belles choses à se mettre dans les oreilles.
Je l’ai donc sollicité pour une petite entrevue par courriel.
À suivre bientôt…
Quelques liens :
La magnifique chanson Presque monde en écoute ici
http://www.alexandrevarlet.com/
http://alexandrevarlet.blogspot.com/
http://www.youtube.com/watch?v=OKU0hWJcWa8
Tags: Alexandre Varlet, Moran

7 septembre 2011 à 16:27 |
J’avais découvert "Parfume" et A. Varlet avec la même compil Rolling Stones…
Ca en valait la peine…
8 septembre 2011 à 01:09 |
J’avais été contente de lire tes chroniques sur A. Varlet dans ton blog sur le site Voir alors je me réjouis de lire cette entrevue exclusive.
En espérant qu’un jour prochain A. Varlet fasse du programme des FrancoFolies de Montréal.